Marmots bio

Elevage de marmots en plein air !

Baisser les yeux

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On est beaucoup sollicité. Dans la rue, par courrier, par mail… Il faut donner des sous, de la nourriture, son sang, son temps, son énergie…. Pour de bonnes causes certes. Mais bon, on n’a pas toujours ni le temps, ni l’énergie, ni… l’argent ! Et quand on nous aborde dans la rue, on a tous au moins une fois détourné la tête. Baissé les yeux. Oui, y’en a qui meurent de faim. Mais là on est juste pressé, on y pensera. Et on donnera une autre fois. Ou pas.

Moi aussi, j’ai souvent détourné le regard. Et comme j’habitais à Paris, je faisais parfois même dans le sarcasme : « C’est pour aider les enfants Madame ! » « Oui, oui, bah moi j’en aide déjà deux et ça me suffit ! ». « C’est contre le réchauffement climatique Madame ! » « Ah bon, vous trouvez qu’on a trop chaud là vous ? » Bref.

Et puis, il y a quelques semaines, j’ai vu des affiches fleurir en ville : on cherchait des bénévoles pour la collecte de la banque alimentaire. La banque alimentaire, comme son nom l’indique, elle collecte de la nourriture (principalement) qu’elle redistribue aux gens qui en ont besoin. Chaque dernier week-end de novembre, une collecte nationale est lancée : aujourd’hui et demain, les 28 et 29 novembre donc, dans plus de 7000 magasins de la grande distribution (Leclerc, Carrefour, Aldi, Auchan, Intermarché…), les bénévoles sont à la sortie des magasins pour collecter vos dons. Conserves, pâtes, riz, farine, sucre, café, huile, mais aussi petits pots pour bébé, boîtes de lait 1er âge… Il suffit de glisser deux, trois, quatre articles de plus dans votre caddy. Ca n’alourdira pas beaucoup la note et ça rendra services à des gens, des jeunes parents, qui sont vraiment dans le besoin.

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Ca ne coûte presque rien mais c’est un vrai geste solidaire. Et pour vous mes parisiens adorés, petits veinards, il y a même le Village de la solidarité alimentaire, place de l’Hôtel de Ville. Découvrez trois espaces (Donner, Cuisiner, Partager) et n’oubliez pas d’apporter un paquet de pâtes, de café ou une boîte de lait pour bébé.

Ce matin, j’étais avec des bénévoles aguerris qui font ça depuis des années. Devant leur mine déconfite, je peux vous dire que j’aurai aimé que des dons, on en ai dix fois plus. Parce que les temps sont durs pour tout le monde mais qu’un petit geste peut tout changer.

Merci pour eux !

Et gardez un peu d’énergie, la semaine prochaine, c’est Téléthon.

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Les marmots aux fourneaux

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Il y a des talents comme ça qui doivent sauter des générations. La cuisine par exemple : ses parents ne sont pas du tout doués (malgré un entraînement quotidien pour ma part…) mais donnez à TiLoup un yaourt, de la farine et du sucre et hop ! Il vous fait un super bon gâteau au yaourt (même si son frère a saccagé une partie de son travail en ne « touillant » pas comme il fallait !). TiLoup a même décrété y’a pas longtemps qu’il voulait arrêter l’école pour se consacrer à la cuisine. On a bien rigolé en se disant quand même que s’il nous demande la même chose dans 10 ans, on aura un peu l’air bête (tout plaqué à 14 ans pour partir bosser dans les restos c’est bizarrement pas l’avenir que j’envisage pour mes enfants).

Bref, il aime cuisiner et pour lui faire toucher du doigt ce à quoi peut ressembler un vrai moment de cuisine, je l’ai emmené à Cake l’Atelier. L’ambiance est chaleureuse, colorée, conviviale : au 11 de la rue Georges Bernard Shaw dans le 15ème, pas de suspense, la gourmandise est reine ! Nous avons été accueillis par Floriane et Elsa (la co-fondatrice de Cake) qui a d’ailleurs gentiment répondu à toutes mes questions.

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Avant le début de l’atelier, nous sommes invités à nous installer à la table basse où feutres et crayons sont à la dispositions des enfants (et de leurs parents) pour décorer leur toque de cuisinier. Inutile de dire que TiLoup est déjà aux anges, malgré l’heure (14h, on est en pleine digestion) et la demie-heure de métro dans les pattes. Il est le plus jeune : l’atelier est réservé aux enfants de plus de 6 ans seuls ou bien dès 4 ans mais accompagnés par un adulte.

Lorsque les toques sont peinturlurées, les enfants passent au lavabo, à leur taille, et on leur enfile un tablier, à leur taille. C’est peut-être un détail mais dans une société où peu de choses sont faites pour les enfants, à leur hauteur, c’est vraiment chouette d’arriver dans un lieu où l’on va faire une activité « lambda » mais où tout est pensé pour les marmots.

Une fois installés, on lit la recette ensemble : j’avais choisi les cupcap’s (comprenez cupcakes, trop dur à dire pour TiLoup) parce que je n’avais jamais testé à la maison et que je trouvais l’occasion trop belle pour être ratée. C’est sans doute la seule fois de ma vie où mes cupcakes ont effectivement ressemblé à des cupcakes. Bon, et aussi j’avoue parce que question planning, le cours du lundi après-midi 14h m’arrangeait bien. Il est évident que malgré tout son talent, je n’ai pas tenté d’entraîner TiClown avec nous. Je pense qu’il aurait été recalé à Top Chef de toute façon puisqu’il ne maîtrise pas encore complètement le cassé d’œuf (il pratique plutôt l’écrabouillage d’œufs ce qui donne un côté croquant, quoique que légèrement piquant, à nos gâteaux).

Pour les enfants de l’âge de TiLoup, la recette avec les ingrédients, les proportions et tout le reste c’est pas super passionnant avouons-le. Ils préfèrent direct attaquer par les mélanges et touillages en tout genre. Ceci dit, le fait d’être entouré de grands et surtout, surtout, la prise en main par nos deux animatrices dynamiques l’ont un peu obligé à suivre le pas-à-pas et il a su être patient et concentré.

Au bout d’une heure et quart environ, on fait une petite pause : nos cupackes sont sortis du four et on les goûte avant glaçage. C’est très bon (je note dans un coin de ma tête que ça peut servir de base à d’autres types de gâteau, ça changera du traditionnel gâteau au yaourt que le Padre ne peut plus voir en peinture). Les animatrices nous montrent comment réaliser le glaçage puis nous fournissent du glaçage déjà préparé (texture adéquate et couleur comprises) ce qui est un peu frustrant étant donné que c’est la partie la plus difficile à réaliser (à mes yeux ; certains trouveront peut-être que mélanger 75g de beurre, 3 œufs et 100g de sucre relève de l’exploit pur et simple). Mais vu le temps imparti (deux heures d’atelier), et si chacun veut repartir avec ses cupackes terminés, il faut aller plus vite sur certaines étapes.

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Avant cuisson (je précise pour les handicapés de la cuisine)

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Et voilà les cupcakes en cours de décoration (les gâteaux sont ceux de TiLoup, la boîte à côté appartient à notre voisine)

Et puis, avouons-le : les enfants présents ont pris beaucoup de plaisir à décorer leurs gâteaux ainsi que les boîtes en carton (les feutres, le retour) destinées au transport (la déco d’un cupcake, c’est hyper fragile… inutile de dire que le retour en métro peut être fatal ; non, moi je ne suis pas concernée : je me suis juste arrangée pour poser la boîte de TiLoup à l’envers dans le frigo en arrivant…. histoire de flinguer complètement ses belles déco. Mère indigne).

Mon avis : si TiLoup et moi n’étions pas sortis tous les deux ravis de l’atelier, je ne serai pas là en train de vous dire de courir à Cake l’atelier. Franchement, la gentillesse et la patience des animatrices sont pour beaucoup dans la réussite de l’atelier. A chaque étape on est guidés et le petit nombre de participants (une douzaine max) fait que chaque enfant est aidé dès qu’il en a besoin. Je n’hésiterai pas une seconde à laisser mon plus-de-six-ans deux heures entre leurs mains enfarinées.

TiLoup a adoré tout faire : les instruments sont adaptés (encore une fois, youpi !) donc j’ai pu le laisser faire la plupart des manip’. Il a retenu aussi qu’il a été choisi pour aller mettre les plaques pleines de cupcakes au four (avec l’aînée des participantes) et il n’était pas peu fier ! Il m’a reparlé des ingrédients dont on avait besoin (et toc ! en fait, il avait réussi à tout suivre pendant la lecture de la recette au début de l’atelier), réfléchissant tout haut à ce qu’il nous manquait à la maison.

Le prix n’est pas si élevé si l’on considère que l’on repart avec sa toque décorée, sa boîte de transport et, bien sûr, ses créations culinaires (55€ en duo, 32€ pour un enfant seul). Ça reste un petit budget quand même, ce qui explique que j’avais suggéré les ateliers cuisine comme cadeau pour la fête des Pères. C’est aussi un joli présent pour un enfant toqué de cuisine (genre le mien) apporté par le Père Noël….

Et pour moi -qui, vous le savez maintenant, suis tout sauf une cuisinière hors pair- c’était un joli moment à partager avec mon TiLoup. Et un pur moment de régal lundi soir !

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Merci encore à Elsa d’avoir pris le temps de répondre à mes questions ainsi qu’à Cécile pour les photos.

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Paris la Belle, Paris la Jolie…

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Je n’ai pas encore dressé le bilan d’une journée à la campagne, chose que je m’étais promise de faire après vous avoir décrit notre quotidien parisien. Ça viendra, promis. En attendant, nous avons testé pour vous : Paris en mode vacances.  Tout le monde a déjà entendu la fameuse assertion : « C’est le fils du mari de la nièce de ma boulangère qui a quitté Paris aussi ! Eh ben il dit qu’il en profite bien mieux depuis qu’il est parti : chaque fois qu’il revient, il est là en touriste, il trouve ça super ! » Hum, gageons que son porte-monnaie, lui, trouve ça vachement moins « super » ! Parce que Paris, ça reste Paris. Donc cher.

En même temps, les vacances c’est un budget. A Paris ou ailleurs. Et puis nous on s’est un peu lâché puisque bientôt nous ferons d’incroyables économies : nous aurons des œufs pratiquement gratuits tous les jours (l’achèvement de la construction de poulailler en palettes de bois est prévu à l’horizon 2018 chers amis). Donc, voilà, on s’est un peu lâché (coucou les magasins de la rue de Rivoli (la vraie touriste je vous dis !)) mais on a re-découvert Paris, celui qu’on aime. Bon, et aussi celui qu’on aime moins : vous qui y vivez, vous avez conscience que ça pue partout, tout le temps dans la Ville Lumière… ou pas ? Rrrhooo j’arrête, mais faut bien que je vous taquine un peu !

Samedi, nous avons commencé par un joli spectacle pour enfant au théâtre de l’Essaïon. Assurément pas le meilleur des spectacle pour enfants (vous n’aurez donc pas davantage de détail) ; en revanche à l’Essaïon, vous pouvez aussi aller au Casino. Non, ce n’est pas du langage codé, pour plus d’infos et pour muscler vos abdos (rire ça fait les abdos, non ?), rendez-vous dans un prochain article.

 Nous avons enchaîné avec La Villette dimanche. On s’est dit que la science c’était important. Chez nous, pas de tabous ! Et puis commencer à comprendre tôt les choses du monde ça peut nous éviter des déboires futurs. Donc direction la Villette. Mais pas l’expo du Zizi sexuel, oh, oh, qu’alliez-vous vous imaginer ?! Pour rappel, les marmots ont 2 ans et demi et 4 ans et demi. On a donc opté pour une heure et quart d’expériences scientifiques adaptées à leur âge : des jeux d’eaux, des manipulations, des constructions, des labyrinthes…

Inutile de dire que je suis complètement fan de la Cité des enfants. Le must c’est d’être un adulte par enfant parce que : 1. y’a foule quand même (surtout le dimanche en plein milieu des vacances de la Toussaint, bécasse que je suis…) donc faut marquer son marmot à la culotte pour ne pas le perdre ET 2. c’est sympa de rester à côté pour guider, encourager, expliquer… Durée de chaque expérience pour TiLoup : 10 minutes ; pour TiClown : 10 secondes (j’exagère à peine !). Je crois qu’ils sont assez ambitieux à La Villette quand ils indiquent « Cités des enfants de 2 à 7 ans ». M’est avis qu’on en profite à fond à partir de 3 ans voire 3 ans et demi. Pas que TiClown ne se soit pas éclaté entre les jeux de patouille dans l’eau (prévoyez un change complet, on ne sait jamais, dès fois que vous auriez un petit mariollo qui tombe dans la flotte…), le labyrinthe, les sons à écouter, le chantier de construction, et tous les trucs à tourner, pousser, faire rouler, tripatouiller… Mais j’avoue que le but recherché est vraiment atteint avec les enfants de l’âge de TiLoup qui se transforment pendant une heure en mini-savants fous. L’avantage : ils peuvent toucher à tout sans qu’on leur dise rien ! C’est même le but, tiens. D’où mon affection toute particulière pour ce lieu. Sans compter que cela entretient mon secret espoir d’en faire un jour des ingénieurs de génie (moi qui n’ai jamais su additionner deux plus deux).

 

Le chantier,

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l’échelle des… pompiers… ah, non, tiens c’est juste le seul truc qu’on n’a pas le droit de toucher !

Pour les plus affamés, il y a un MacDo juste à côté de la sortie. Je préviens aussi pour ceux qui veulent éviter. Non parce que c’est le premier truc que TiLoup a repéré en sortant de l’ascenseur du parking. A croire qu’il a un détecteur à M jaune ce marmot. Bref.

Lundi, atelier « cupcap’s ».

Mardi, direction Montmartre. J’avais envie de montrer la vue aux marmots, de faire un petit tour dans les rues empreintes d’histoire (et de clichés), et puis même, pourquoi pas, d’entrer voir à quoi ressemblait la basilique de l’intérieur. Parce que la cuisine c’est bien beau mais la culture c’est important aussi. Mardi : jour le plus pourri des vacances météorologiquement parlant. Nous avons donc vu Paris recouvert de brume et parcouru les rues dans le froid et les ronchonnements des marmots qui ne voyaient pas l’intérêt de la balade alors qu’ils venaient de tester un truc absolument génial : le funiculaire !!!! Ils y auraient passé la journée.

Bon, finalement, vous l’aurez compris, la balade a tourné court et s’est terminée par des tours de toboggan et de chasse aux pigeons (activité que nous ne pouvons malheureusement plus pratiquer dans nos nouvelles contrées ; déception des marmots). On a quand même fait le tour de la basilique (à l’intérieur, il faisait moins froid au moins). Et les marmots ont été étonnamment sages et discrets (bon, je n’ai pas tiré sur la corde non plus, en un quart d’heure c’était plié !). Cette visite m’a valu 3 heures de questions thélogico-pratiques (« Mais où il habite Dieu s’il habite pas dans cette église alors ? Pourquoi les gens ils disent que c’est sa maison s’il habite pas ici…? Il est dans sa maison de campagne là ? » Oui voilà TiLoup, Dieu est parti dans sa maison de campagne, il est en week-end là.)

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Montmartre, son funiculaire,

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ses jeux pour enfants…

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et enfin ses lâchés de pigeons ! Ceux qui essaient de vous vendre autre chose n’ont clairement rien compris à la magie du lieu !

Mercredi, les marmots sont partis chez PapyMamie et c’était coooooooooool ! Surtout qu’il a fait très beau et qu’ils ont été jouer et se sont promené dans la forêt. Et du coup, le Padre et moi avons pu profiter de Paris en amoureux ce qui était vraiment sympa (et rare !!!).

Néanmoins, il me semble que le planning était un peu dense. Pourtant, on s’en était tenu à l’adage qui veut que : « Pour des marmots en forme (donc sympa), une seule activité par jour tu prévoiras et sieste obligatoire tu imposeras ». On avait juste oublié à quel point la foule, les transports, le rythme, le bruit… tout à Paris nous épuise (et épuise les marmots) plus qu’ici, à la campagne. Donc, tant qu’ils sont petits, Paris oui mais à petite dose.

Et vous, vous faîtes quoi quand vous montez à la capitale avec vos marmots ?

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Petits-Marmots Bio – Mémé 9.0

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Tiens c’est drôle, j’ai pris le clavier, une bonne idée en tête et pouf ! C’est reparti comme c’était venu. Bah, ça m’arrive de temps en temps. Remarquez, ça ne me change pas beaucoup de quand j’étais jeune : avec les marmots qui nous faisaient des nuits pourries, j’étais tellement fatiguée que j’oubliais tout, tout le temps.

Maintenant, forcément, à 69 ans, c’est plus vraiment le manque de sommeil, c’est bien plutôt le cerveau qui se ramollit avec l’âge.

Alors je note tout. Convertie aux nouveaux outils numériques grâce à mes p’tits marmots. Ils m’appellent Mémé 9.0. J’avais dit que je préférais Mamie à Mémé mais visiblement c’était déjà trusté par les autres grands-mères, les pestes. Dès que c’est noté, pouf, c’est envoyé dans le méga cloud et c’est comme si c’était inscrit dans le marbre (expression d’il y a longtemps, Mémé 9.0 tu faiblis !)

Enfin, je note tout c’est l’essentiel. Surtout pour m’occuper des bêtes. Le nombre d’œufs tous les jours, les dates de naissance des chevreaux, le nombre de chatons par portée, les trophées gagnés par Samy, l’arrière-petit-fils de Denver. Les petits marmots m’aident bien et eux, ils retiennent tout, c’est beau cette mémoire ! Et pis, on voit qu’ils ont toujours grandi à la campagne. Quand je leur raconte à quoi ressemblait notre vie en 2010, à Paris, ils trouvent ça incroyable. Bah, peut-être que j’en rajoute un peu parfois, faut bien les tenir en haleine ces gosses !

Enfin j’essaie de faire gaffe quand même rapport à l’éducation des parents et aux desiderata de mes belle-filles. Ca n’a pas été facile de laisser partir mes petits mecs faire leur vie avec des jeunes et jolies nanas au caractère bien trempé qui franchement…. Bon, j’arrête. Après tout, les petits marmots sont géniaux et c’est quand même beaucoup grâce à elles.

En tout cas, notre ferme ne désemplit pas ! 69 piges, faudrait voir à freiner un peu l’activité hein. Mais c’est tellement chouette de montrer des vraies poules, des vraies chèvres, des vrais moutons aux petits citadins qui viennent visiter notre ferme écolo-pédagogique. J’adore ! Moi qui croyais qu’une fois les marmots grands, je serai peinarde, en fait je vois bien que je ne pourrai jamais m’en empêcher : offrir à des petits marmots le plaisir de se rouler dans de l’herbe bien verte au milieu des animaux et des champs. C’est vraiment le bonheur. Enfin oui, aujourd’hui il pleut « comme vache qui visse » (« elle visse quoi la vache Maman ? » disait TiLoup y’a plus de 30 ans !!!). Mais c’est une pluie tropicale, en vrai il fait 28°c et dans 10 minutes ce sera grand soleil. Merci le réchauffement climatique !

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Ils ont même inventé des lunettes pour nos biquettes parce que le soleil des étés normands serait nocif pour leur yeux…

Alors on va continuer encore un peu. On arrêtera quand la relève sera là. Et elle sera là bientôt j’en suis sûre !

J’étais tranquillement en train de buller sur la blogosphère quand je suis tombée là-dessus : http://www.e-zabel.fr/ouf-fin-vacances-2050/. Et de liens en liens,  (premier jour des vacances pour moi je vous rappelle : les marmots sont repartis à l’école et à la crèche !!!!!!) me voici au milieu de 37 à la maison (37 !), chez une Cranemou botoxée, dans une autre ferme, celle de PAF !, avec la mère du Ministre de l’Agriculture (s’il vous plaît !!!) et chez un Papi Cube débordé (17 petits-enfants, seriously ???). Je ne vous parle de ceux que j’ai pris le temps de lire sans trop culpabiliser. Après, j’ai jeté un coup d’œil à mon panier de linge et j’ai coupé internet….

Bref, j’avais quelques articles en préparation mais le jeu m’a vraiment tentée. S’imaginer en 2050, le pied ! Merci à jeveux1bebe pour cette sympathique idée. Et amis lecteurs, surtout allez vite faire un tour chez ces blogueurs de talents. Crises de fou rires garanties !

Edit du 04/10/2014 : je rajoute enfin ceux qui ont rejoint la ronde #2050 (pardon si j’en oublie, je rectifierai au fur et à mesure des contributions) :

La tribu de Juju

Astrid M

Papa Hérisson

j’suis une peste et j’assume

maman@home

la vie de Selky

PapaPanique

Crevette d’ODouce

Maman Anonyme

Lili aime le nougat

Aïko Katon

Moi Timothée

Game of Momes

 Bao Blog

Papa Lion

Mimi Moustick

Marie Grain de sel

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Octobre l’Endeuillé

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Presque un mois. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour revenir ici. Sur le blog. Pour reprendre le clavier en me disant : « Cette fois-ci, j’écris et je clique sur Publier. »

Ce n’est pas le temps du deuil, qui sera bien plus long. Ce n’est pas le temps pour trouver les mots, ils étaient là, n’attendaient que mon courage. Ce fut juste le temps de la peine partagée et celui de la réflexion. L’écriture comme moyen soulager, un peu, le chagrin. Et finalement, la décision de garder cela au fond de moi, et de mon disque dur.

Quand ma Mamie est partie, j’ai écrit un long texte, que je pensais publier ici, comme un dernier hommage. Et puis, pour la première fois, j’ai compris les limites que j’allais mettre à ce blog. Ce texte en fait partie, tout comme les visages de mes enfants.

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Triste mois d’octobre oui, et pourtant, de jolies rencontres, des moments intenses (mes tympans sont en arrêt maladie pour une durée indéterminée), plein de chouettes découvertes dont je compte bien vous parler très vite : un atelier cuisine dans le 15ème , un théâtre à la programmation familiale (et un spectacle d’impro à ne rater sous aucun prétexte !), une matinée à la Villette et la découverte du funiculaire de Montmartre par les marmots qui y auraient bien passé la journée (sous les flashes des Japonaises attendries ; décidément nos cultures sont bien différentes !). Et je commence avec ce texte qui vous propose, comme plus d’une dizaine de blogueurs et sans doute encore davantage à venir, un petit voyage en 2050

Surtout ne bougez pas, les Marmots bio reviennent ! Bonne lecture !

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Une A…. quoi ? une AMAPeuh !

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Je vous assure les amis, je vais finir par ouvrir un blog de cuisine. Fermer Marmots Bio et hop ! ouvrir Cuisine des champs (pas mal, non ?) avec tout plein de petites recettes simples et rapides…
Voilà, depuis que je suis inscrite à l’AMAP, c’est devenu un 5 étoiles bio chez moi. Je devrais sans doute dire dire « depuis que nous nous sommes inscrits à l’AMAP » mais bon, soyons honnêtes, c’est moi qui vais chercher les légumes, qui demande timidement ce que c’est (maintenant j’envoie les enfants, l’air de rien : « Oh, tu ne sais pas ce que c’est chaton ? Oh, c’est trop mignon ! Va demander à Gisèle, regarde, elle va t’expliquer pendant que Maman finit de remplir le panier avec tous ces…bons… quoique surprenants… légumes. »)

En même temps, vous en cuisinez tous les jours vous des blettes ? Des haricots coco ? Des radis tuberculeux… ? Ici, c’est devenu notre quotidien (entre deux plats de pâtes s’entend). Et je commence même à y prendre plaisir. Si, si !

Oké... euh, on peut tout éplucher et faire une grosse salade... Non ?

Oké… euh, on peut tout éplucher et faire une grosse salade… Non ?

Pour moi l’ADN d’une AMAP c’était le bobo parisien (et certainement davantage LA bobo parisienne) voire le hipster qui trouve ça « trop géniâl de manger bio, en plus tu préserves la planète, c’est super ! ». Eh ben, en fait non. Il existe des AMAP créées par des gens « normaux » (entendez ni bobo ni parisiens) et gérées par des petites mamies un peu impressionnantes au début mais finalement très gentilles. Elles vous lancent des regards amusés quand vous trouvez des trucs bizarres dans votre panier : « Oui, ça c’est du persil tuberculeux, tu peux le faire en salade, c’est très bon. ». Ah, ok. Ben… merci.

Bon l’inconvénient c’est que ça prend un temps fou : l’AMAP est certes à deux pas de la maison (je vous rappelle qu’on vit au milieu des fermes donc c’est facile) mais il faut quand même y aller, discuter 5 minutes (on est à la campagne ET dans une asso… ça le fait moyen de prendre ses légumes vite fait et de repartir en marmonnant un « au revoir » à peine audible), demander poliment ce que sont tous ces légumes étranges qui composent le panier cette semaine, mettre les légumes dans notre sac avec l’aide des marmots, re-discuter 5 minutes puis repartir. Ouf ! Arrivés à la maison, on range tout ça au frais puis on passe 2 heures sur internet pour demander à Google « comment cuisiner le chou vert (pour que les marmots ne trouvent pas ça dégueu) ? ».

On trouve tout plein de recettes fantastiques qu’on aura, évidemment, jamais le temps de tester. Et de toute façon, il nous manque 5 ingrédients à chaque fois. Le but, enfin ce que je me suis fixé comme objectif en m’inscrivant à l’AMAP, c’est de cuisiner AVEC ce que j’ai chez moi. Pas de remplir mes placards de poudres de perlinpinpin qui ne serviront qu’une fois.

Et finalement, je ne m’en sors pas trop mal : gratin de légumes, soupe au chou, haricots coco à la tomate… Pour un peu, j’aurai presque l’impression d’être moins nulle en cuisine.

Ceci est un gratin fait presque 100% avec des légumes venant de l'AMAP

Ceci est un gratin fait (presque) à 100% avec des légumes venant de l’AMAP

Mais le must dans une AMAP c’est de participer : oui, c’est le principe de l’asso quand même ! Moi qui n’ai pas trop la main verte (et qui n’ai pas voulu risquer la maigre récolte d’hiver en envoyant les marmots désherber !), j’ai choisi l’option « je remplis les paniers en papotant avec Gisèle ». C’est cool, maintenant je connais toute de sa vie. Deuxième effet Kisscool :  je n’ai pas eu besoin de demander à Google comment cuisiner ce que j’avais rapporté à la maison. Gisèle m’avait déjà tout expliqué.

Bon évidemment, les plus aguerries avaient apporté des gants (je vous rappelle que les carottes poussent dans la terre et que des carottes qui viennent d’être ramassées sont encore pleines de terre), moi non, mais la prochaine fois, j’y penserai !

Ceci est la preuve que j'ai manipulé des carotes pleines de terre (à défaut d'avoir été les ramasser moi-même, hum, hum...)

Voici la preuve que j’ai manipulé des carottes pleines de terre (à défaut d’avoir été les ramasser moi-même, hum, hum…)

Bien entendu, il faut se familiariser avec les balances à l’ancienne, savoir distinguer les courgettes des concombres, et rester concentré pour ne pas oublier un panier (60 à remplir en tout avec 6 types de légumes différents, les neurones ont marché fort ce jour-là !) et finalement… garder l’œil sur la montre, à 16h, je devais déjà m’échapper pour aller chercher TiLoup à l’école.

Je ne dis pas qu’à Paris ce n’était pas possible (au contraire, encore une fois, Paris rengorge d’AMAP dans tous les coins). Je ne dis pas qu’avec les gens d’ici le courant passe mieux. J’ai tout pleins d’amis à Paris (qui me manquent !!!). Et puis, mon lectorat vaut mieux que les habituelles fadaises sur les Parisiens speed et ronchons et les Provinciaux avenants voire légèrement béas. N’empêche… Chaque nouvelle rencontre ici me conforte un peu plus dans notre choix : on a vraiment bien fait de quitter les Parisiens ;)

Je vous laisse j’ai une salade de persil tuberculeux à préparer ! Bon app’

Pour tout savoir sur les AMAP, c’est là : http://www.reseau-amap.org/amap.php

Pour connaître les recettes de Gisèle, c’est ici (laissez des com’ elle sera contente) : http://giseleetsesrecettes.blogspot.fr/

Ah et parce que les légumes c’est bien, mais qu’il ne faut pas oublier les fruits non plus :

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Un joli délicieux gâteau aux pommes ; merci à Roxanne ! Pour la recette, c’est !

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Sa chambre

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On n’avait pas déménagé QUE pour ça. Et puis on commençait à en avoir tellement ras-le-bol de ces travaux qu’aujourd’hui ou demain, c’était sans importance. C’était en marche bien sûr. L’infernale machine des travaux que-tu-sais-quand-ça-commence-mais-pas-quand-ça-finit. Bon, honnêtement, ça touchait à sa fin. Ok, il restait un bout de mur pas fini. Une fenêtre pas changée et encore à cheval sur deux chambres. Des tommettes qui ont pris cher : ça faisait deux semaines que je passais 5 heures par jour à frotter ces pu… de tommettes. Qui s’obstinaient à rester blanches les p…. Oui, j’en deviens vulgaire.

Donc un détail ce petit déménagement. Mais pour lui ça voulait dire beaucoup. Pensez donc : déménager SON lit dans SA chambre. Pour de bon. Même avec un bout de mur en moins et des tommettes blanchies par le plâtre. Sa chambre à lui.

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C’est pas fini, fini…

Je le savais bien sûr qu’il était impatient. Même s’il n’en parlait plus. Je ne sais pas si c’est parce qu’il nous faisait confiance : « Les parents ont dit que ça finirait par arriver donc ça va bien finir par arriver. » Ou par dépit : « Ppppfff de toute façon, ça fait 10 fois que Maman dit ça va être bientôt prêt mais en fait c’est jamais fini leurs travaux… »

Et lundi dernier, j’ai trouvé que tout ça avait assez duré. Ok, on ne l’avait pas prévenu le matin avant qu’il n’aille à l’école. Certes, tout ne serait pas nickel. Mais la chambre était propre et plus rien de dangereux n’y traînait. Donc j’ai pris le Padre par le bras et on a sorti le lit de TiLoup de notre chambre pour aller le mettre dans sa chambre à lui. A l’emplacement exact où il nous avait dit qu’il le voulait. Dans le petit coin au fond, en partie sous le soubassement pour « avoir toute la place pour mettre mes jouets !!! ».

Le soir, je lui ai dit qu’il y avait une surprise mais qu’il fallait d’abord se doucher et se mettre en pyjama. Ça tombait bien c’était lundi, l’été était parti, remplacé par l’hiver, l’automne a dû être retenu, un truc important, bref, une petite douche, quelques jeux indoors et puis la soupe et au lit. Mais entre les deux, la surprise.

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Je lui ai pris sa petite main encore mouillée. On a commencé à monter les escaliers. Le Padre a crié qu’on l’attende. Lui aussi voulait voir la tête de son petit bonhomme devant la surprise. Arrivé en haut des escalier il a deviné, aperçu un bout de son lit par la porte restée ouverte. Il s’est précipité en poussant des cris de joie. Je lui avais installé deux ou trois jeux « de grands » : ses kaplas, son château de Playmobil, ses « puzzles de 4 ans ». Il s’est jeté sur son lit et toutes les vaches des champs voisins ont dû être au courant qu’il avait son lit dans sa chambre. Il n’a pas dit « enfin ! » mais moi je l’ai pensé. En fait, il nous a juste sauté au cou et remercié. Et puis il s’est assis par terre et il a joué. Dans SA chambre.

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Working dog versus house dog

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Aujourd’hui, je me lance tête baissée dans un débat houleux, un débat qui est repris partout sur la toile et en dehors. Non, il ne s’agit pas de l’allaitement, je laisse ça aux mamans humaines, elles adorent s’écharper là-dessus. Il s’agit d’un autre débat. Il revient sans cesse dès que l’on parle congé parental ou prestations de la CAF. Mais je ne suis que courage (et poils emmêlés, ça fait longtemps que je n’ai pas été brossé…) alors je me lance : quand on accueille des bébés humains au sein de notre foyer, faut-il reprendre le travail ou pas ?

Cela fait en effet un moment que je vois circuler toute sorte d’articles dans la presse, la blogosphère et ailleurs : tu retournes bosser, laissant tes petits à la crèche, tu es un mauvais chien ! Tu n’assures pas, tu devrais être prêt d’eux, si petits comme ça, ils ont besoin de toi. A qui vont-ils s’agripper pour passer du quatre pattes à la marche humaine si tu n’es pas là, trop occupé à aider un aveugle à traverser la route ou à chercher de la drogue dans un aéroport ? A l’inverse, si tu choisis de rester à la maison, tu es 1. un feignant qui ne fait rien pour gagner sa gamelle de croquettes et 2. un écervelé qui n’a rien à raconter, rien à partager si ce n’est sa recette de tarte aux pommes. C’est ce qu’on fait quand on est au foyer, non ? Des bons petits plats pour toute sa famille…

Eh bien je dis, non ! On peut s’épanouir au foyer. On peut trouver ça chouette de ramasser le vomi de bébé. Certes, on ne fait pas partie de ces supers héros, qui après une journée de dur labeur enchaînent aussi une soirée à s’occuper de leur famille. Certes on ne « gagne » rien. Financièrement parlant. Mais caninement parlant, c’est sans comparaison possible : j’ai été là pour chaque progrès, chaque premier pas, chaque petit jappement puis chaque premier mot (oui, ils nous échappent ces chers petits : de petits animaux, ils deviennent bébés humains…). J’ai pu assister à la rentrée de mon grand à l’école, ému comme pas permis. Et oui, tous mes potes (parisiens à l’époque) se sont foutus de moi. Et ils m’ont demandé : « Les deux seront bientôt scolarisés, tu vas faire quoi toi ? Continuer à cuisiner des cupcakes en regardant Rex en VO ??? » (oui, ça me permet d’entretenir mon allemand et si je veux repartir bosser un jour au cœur de la diplomatie européenne, cela me sera bien utile).

Et pendant ce temps-là, qui va s'occuper des enfants ???

Et pendant ce temps-là, qui va s’occuper des enfants ???

Alors, c’est sûr, ce n’est pas tous les jours le nirvana. Parfois on voudrait prendre un peu de temps pour soi, un rendez-vous chez le toiletteur, une sieste sans être dérangé toutes les dix secondes. On a envie de baisser les bras, de les emmener au MacDo et de les caler tout l’après-midi devant la télé pour avoir la paix. On voudrait aussi un minimum de reconnaissance, que notre boulot -car c’est du boulot ! – soit pris en considération.

Heureusement, ici, à la campagne, c’est un peu différent. Les chiens sont moins carriéristes qu’à Paris, il n’est pas rare d’en voir rester à la ferme, donnant un coup de main occasionnel mais passant le plus clair de leur temps à tenir la maison, à s’occuper des enfants humains tout en montant la garde. Qui dirait qu’ils sont feignants, qu’ils n’ont pas mérité leur pitance ????

Finalement, je pense que je vais rester encore un peu au foyer. Et puis, j’avoue que les opportunités de boulot ne sont pas légion dans le coin. Mais je n’aime pas la solitude. Je vais peut-être réussir à convaincre ma maîtresse de rester encore un peu à la maison avec moi. Être deux au foyer, c’est quand même plus fun, vous croyez pas ?

La photo est mal cadrée ; à gauche, la machine à laver que je viens de vider, derrière moi, le coffre de la voiture plein des courses qu'il faut que je sorte. Là je souffle deux minutes (dans le silence !)

La photo est mal cadrée ; à gauche, la machine à laver que je viens de vider, derrière moi, le coffre de la voiture plein des courses qu’il faut que je sorte. Là je souffle deux minutes (dans le silence !)

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Septembre le Magnifique

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On se pensait encore en vacances.

Grâce au soleil qui trouvait ça marrant de se ramener en septembre alors que c’était en août qu’il était attendu.

Grâce aux amis qui sont passés, à ceux qui sont carrément restés pour faire les travaux (la peinture faite par un pro, ça a tout de suite plus de classe !). On craignait l’isolement, à la fin du mois, on se demandait depuis quand on ne s’était pas retrouvés tous les quatre tout seuls à la maison !

Grâce au temps qui ralentit, à l’école qui démarre à 9h, aux fins d’aprem dans le jardin, une douche, le dîner et au lit. Ou alors encore 5 minutes dehors avec les pulls mais après vous rentrez, promis ?

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Roulage dans l’herbe en règle après une journée intense à la crèche

Grâce aux activités : la piscine pour les enfants (et TiLoup qui saute dans le grand bassin dès son premier cours, il va finir par sauter une classe, c’est fou ce qu’il est à l’aise dans l’eau ce marmot !!!!), l’Aquabiking pour moi, toujours le vélo (hors de l’eau) pour le Padre et l’AMAP bien sûr et les élections de parents d’élèves avec mon nom sur la liste…

Alors c’est que du bonheur ???

Non, évidemment, vous vous doutez bien qu’on a quand même des coups durs, des moments où on regrette nos sushis et le parc en trottinette, les cours de zumba avec ma sister et notre nounou adorée. Que la fatigue commence à se faire sentir chez les marmots, malgré des couchers peu tardifs et un rythme moins speed que l’année dernière.

TiClown a vécu une rentrée difficile (c’est peu de le dire ma bonne dame !) mais il va maintenant à la crèche (presque) avec le sourire.

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La crèche : clairement pas le lieu où tes Louboutin vont être mises en valeur…

Pour TiLoup ça roule toujours à l’école. Je grince des dents deux fois par semaine quand je le sais devant des vidéos (en anglais…) le mardi et à faire « des activités manuelles » le vendredi pendant une heure. Mais lui a l’air de bien s’en accommoder, il est déjà connu comme le loup blanc (les autres sont sans arrêt en train de l’interpeller quand je l’emmène ou quand je vais le chercher… mais lui ne connaît qu’un ou deux prénom d’enfants de sa classe !). Il prend de « vrais cours » d’anglais tous les lundis et adore ça. Sa prof est anglaise, je crois que notre petite ville de 8000 habitants est en passe de devenir aussi cosmopolite que Paname.

Nous voyons la fin des travaux mais il y a eu cette montagne de petits déboires, de frais supplémentaires, de temps et d’énergie passés à régler toutes sortes de problèmes… Rien de grave. Mais c’est quand même agaçant.

J’ai 50 projets en tête, bien décidée à profiter de cette année de break pour tenter plein de choses. Devenir une pro des meubles vintage, élever des poules, des chèvres et des moutons (faut bien remplir un peu ce jardin tout vide), cuisiner pour de vrai, écrire pour ce blog plus souvent… Mais le temps me file entre les doigts. Sauf que maintenant je prends ça avec un peu plus de philosophie en me disant que tout ça prendra le temps qu’il faut. On n’est pas parti de Paris pour stresser à la cambrousse !

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Je suis devenue imbattable sur les différents type de grillage à enclos pour les bêtes. Je les prends en photo pour comparer les prix et tout !

Pour l’instant, je me concentre sur l’organisation des vacances de la Toussaint qui vont être ultra occupées… Hâte de vous raconter tout ça ! En attendant, vous allez retrouver d’autres billets : Orléans, l’AMAP, une chambre et Denver qui n’a pas peur d’aborder les sujets qui fâchent au sein de la communauté canine. Bonne lecture !

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L’école au milieu des champs

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A Paris, l’école était en bas de la maison (pour ceux qui ont besoin d’une piqûre de rappel, c’est ). Donc, en pleine ville. On ne pouvait pas faire plus au cœur de la ville. Ce qui avait de nombreux avantages. Et au moins autant d’inconvénients. Par exemple, TiLoup et ses potes ne sortaient pas en récré certains jours. Eh oui, quand les pics de pollution étaient vraiment élevés, il était expressément demandé aux instits de ne pas faire courir les enfants dehors.

Ici, la pollution, ça ne risque pas de nous arriver. Enfin si, il y a celle aux engrais ( mais bon, on ne peut pas tout avoir…) En revanche, près de l’école de TiLoup, il y a une jolie rivière où l’eau est claire. Un grand champs où paissent de paisibles vaches. Un petit terrain avec quelques biquettes, des moutons et même un âne.

Attendez, ce n’est pas fini : dans la cour de récréation, il y a de la pelouse ! Oui, oui ! et des buts (en dur) pour jouer au foot. Juste pour eux, juste pour les petits car les plus grands, les élèves d’élémentaire, sont dans un autre village. Il y a un labyrinthe géant dessiné au sol et une belle marelle. Un bac à sable, des jeux immenses. Enfin, je dis « immenses » proportionnellement au nombre d’enfants par classe : ils sont 18 au mieux, au pire 20. Pas de surpopulation, des chaises pour tout le monde, des bancs assez grands, un joli dortoir aéré pour les petits…

Comme on habite à la campagne, on enlève ses chaussures avant d’entrer en classe et on chausse ses chaussons. Les maîtresses font un bisous aux enfants pour leur dire bonjour et claquent la bise aux mamans : elles les connaissent depuis qu’elles ont trois ans, normal, ce sont leurs anciennes élèves.

tite maison ds la prairie

TiLoup adore son école, malgré le mercredi matin travaillé et malgré les petites chamailleries avec les copains…. qui ne le changent pas beaucoup de Paris finalement !

Alors, oui, c’est sûr, on ne va plus à l’école à pied. Un jour, il faudra même prendre le car pour aller à l’école car TiLoup et TiClown ne seront pas « sur le même site » (maternelle chez nous, CP/CE1 ailleurs). Les petits effectifs des classes qui me ravissent, inquiètent les instits d’ici qui craignent les fermetures de classe… Moi je suis juste heureuse pour mon fils qui a parfaitement trouvé son équilibre ici. Je crois que, de nous quatre, c’est celui qui s’est le plus vite et le mieux adapté à notre nouvelle vie. Son école, l’environnement, mais aussi et surtout, les gens qui y travaillent, y sont pour beaucoup. Merci à eux. Et vive l’école à la campagne.

 

PS : dans un prochain billet : comment les Bisounours ont pris le pouvoir chez les Marmots Bio…

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